suite de la présentation des cichlidés du lac victoria

phytophagus ont été recensées dans la partie Nord du lac, en Ouganda et au Kenya. Leur habitat situé sur le littoral peu profond, est composé de plantes à racines. Elles se nourrissent des tissus de plantes, d'algues et de diatomées récoltées sur les plantes, et parfois d'insectes. Le mode de reproduction est inconnu.

L'introduction de la Perche du Nil (Lates niloticus) a été effectuée dans le lac Victoria dans les années 50 en simultanée avec l'implantation du Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus). Ces deux poissons avaient pour vocation d'accroître le rendement des pêches intensives dans le lac. Pendant les 30 premières années qui suivirent, la perche était insignifiante dans les prises des chalutiers, mais au milieu des années 80, les pêches comptaient jusqu'à 90 % de perches. Dès lors, un changement de l'écosystème s'ensuivit. Plusieurs espèces disparurent, à commencer par les piscivores pélagiques qui leur faisaient concurrence. En 1987, l'équipe de surveillance de l'écologie des haplochrominiens qui effectuait des recherches dans le Sud du lac dans le golfe de Mwanza a pu observer, impuissante, les ravages de ces prédateurs. Il en résulte que 60 % des espèces connues se sont éteintes. Les espèces rares ont été anéanties plus rapidement que les espèces communes. Les espèces occupant le même territoire que la perche ont été les premières à disparaître. Les grandes espèces ont été anéanties plus rapidement que les petites qui ont pu se réfugier dans des zones peu profondes et difficiles d'accès aux perches. 

Plusieurs hypothèses sont émises à ce sujet

: 1- Les spécimens d'espèces existantes mais avec un patron plus adapté aux évolutions de l'environnement ont survécu.
2- Les espèces nouvelles ne seraient que des hybrides qui auraient vu le jour du fait du manque de spécimens chez certaines espèces ou bien de la rencontre de populations séparées qui se sont réunies (les haplochrominiens peuvent produire des hybrides fertiles).
3- Les espèces nouvelles viennent d'autres parties du lac.
4- Les espèces n'avaient tout simplement pas été découvertes. 
5- Enfin, il peut y avoir une combinaison de plusieurs suppositions. L'introduction de la Perche du Nil n'est pas la seule cause de ces changements. Il est constaté depuis quelques années une eutrophisation de certaines parties du lac, c'est-à -dire un enrichissement naturel des eaux en matières nutritives et un développement de micro-organismes avec une réduction de la couche oxygénée. Le développement d'Eichhornia crassipes appelée également Jacinthe d'eau ou laitue d'eau est également important dans certaines baies du lac. 
L'augmentation des populations humaines avec les apports de pollution (industrielles ou ménagères) ainsi que la surexploitation des stocks sont d'autres causes de la réduction du nombre d'espèces dans certaines parties du lac.
D'autre part, de nouveaux facteurs climatiques marquent une nouvelle phase de l'histoire du lac :
Diminution des apports en eau, modification de certains paramètres hydrologique... Il serait hasardeux de se lancer dans des déductions sans des études approfondies venant étayer ces observations. II est néanmoins certain que le lac Victoria ne nous a pas encore livré tous ses secrets, qu'il reste un fabuleux observatoire pour les chercheurs et qu'il continue de fasciner bon nombre d'aquariophiles.

 

L'association Haplochromis
http://www.haplochromis.org/



Depuis maintenant plus de dix ans, des passionnés de cichlidés haplochrominiens se sont réunis afin de mieux faire connaître ces poissons rarement maintenus et peu connus, et parfois disparus du milieu naturel.

Ce groupe est réparti sur l'ensemble du continent africain, avec la majorité des espèces dans l'est (région des grands lacs), une autre partie dans le sud (bassins du Congo, de la Ruzizi, etc.). Une espèce est endémique du nord du Sahara et une autre du Moyen-Orient. On compte, en dehors des endémiques des lacs Malawi et Tanganyika, plus de 300 espèces dont la moitié est localisée dans le bassin du lac Victoria. Richement colorées, ces espèces ont de plus des comportements très intéressants.

De nombreuses espèces ont déjà disparu suite à l'introduction de la perche du Nil et de la jacinthe d'eau dans le lac Victoria, et d'autres n'existent plus à l'état sauvage mais uniquement en captivité.

L’association "Haplochromis" a pour objectif principal la conservation de ces poissons. Ceci passe par :

* La maintenance, la reproduction et l’étude du comportement de ces espèces ;
* L’étude de leur habitat et des écosystèmes associés, ainsi que de leur évolution ;
* La diffusion des informations recueillies à un large public.

Pour parvenir à atteindre ces objectifs, un forum Internet ( http://www.haplochromis.org ) a été créé par l'association, et permet d'échanger avec convivialité informations et savoir-faire. Au moins deux réunions par an ont lieu, généralement à l'occasion d'évènements aquariophiles. C’est pour nous l’occasion de se rencontrer, d’approfondir nos connaissances, de partager nos expériences, et de formuler de nouveaux projets.

Des partenariats existent, en particulier avec l'Association France-Cichlid, mais également avec des associations étrangères et des institutions scientifiques dont des chercheurs parrainent nos actions, en Europe et aux Etats-Unis. C’est pourquoi une large place est réservée aux données scientifiques. Enfin, des articles, conférences et expositions auprès du public sont réalisés, généralement lors de réunions aquariophiles, afin de mieux faire comprendre les poissons qui sont l'objet de notre intérêt et de notre passion.

Si vous souhaitez vous aussi contribuer à la conservation de ces poissons souvent menacés, et aussi avoir le plaisir de les contempler en aquarium, venez nous rendre visite sur notre site !

Etant bien aidé par cette association, j'ai déja eu 2 souches exceptionnelle, Haplochromis sauvagei (ex rock kribensis) et Haplochromis latifasciatus.
Le mois prochain deux nouvelles espèces viendront compléter mon bac. Deux souches issues du lac Victoria puisqu'elles porte le nom de peche.
Les voici en photo et vous comprendrez ma joie de maintenir de magnifique cichldés de ce lac

Pundamilia Nyererei « ruty island »









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Haplochromis Sauvagei " Mwanza nord"


 

Conférence Réalisée par Eric membre et animateur du cercle aquariophile jurassien et du www.forumducaj.org