Pterophyllum sp. Dos rouge

 

Pterophyllum sp. dos rouge

Nom sientifique : Pterophyllum sp, dos rouge, bien que souvent appelé Pterophyllum scalare red back.

Nom commun : Scalaire à dos rouge

Température idéal de maintenance : 25 °C à 31 °C, 28 °C pour la reproduction

Ph idéal de maintenance 6.0 à 7.5, 6.8 pour la reproduction

Gh idéal de maintenance : 3 °d GH à 15 °d GH, 5 °d GH pour la reproduction

Description : A été découvert en 1999 au Brésil dans le Rio Manacapuru, et importé pour la première en 2001 par Aquarium Glaser. Il est 100 % naturel. Il est très rare. Les systématiciens ne se sont pas encore prononcés sur son appartenance à la même espèce que le P. Scalare. Il se peut que l'on soit en présence d'une nouvelle espèce jusqu'alors inconnue de Pterophyllum à ranger aux côté du Pterophyllum scalare, du Pterophyllum altum et du Pterophyllum leopoldi. Il peut mesurer 25 cm de haut.
Pour ajouter un peu à la confusion, il y a un autre scalaire à dos rouge, c'est celui de Santa Isabel (du haut Rio Negro). Leur rouge est souvent fait de pointillés,mais beaucoup ont le dos rouge comme ceux de Manacapuru. Par contre celui là ressemble beaucoup plus à un Altum (cassure très nette sur le museau,taille et hauteur vraiment énorme).
Leur forme est plutôt altière, haute et très élancée, ce qui rappelle de loin l'Altum. Les nageoires impaires et notamment la dorsale qui est vraiment très haute et assez large ont une coloration qui peut s'intensifier sur quasiment toute la voilure, en noir. Ce Pterophyllum possède une tache rouge sur la base de la dorsale d'où son nom. Les pelviennes sont d'un bleu-violet intense, de plus en plus prononcé, on aperçoit un peu de bleu sur le reste des nageoires sauf les pectorales qui restent translucides.
Le patron de coloration général est gris/ocre/doré suivant l'orientation de la lumière avec les 4 bandes verticales, qui sont noires pétantes dès qu'ils sont excités.
En tout cas leur aspect n'est absolument pas du tout argenté comme le P. Scalare commun, mais bien plus doré avec des écailles irisés or.

Habitat : Pendant la saison sèche, les Pterophyllum vivent près des berges abruptes d’où sortent de nombreuses racines provenant de la végétation environnante. Il n’y a que très peu de plantes véritablement aquatiques. Le lit de la rivière est sombre et encombrés de branchages .La lumière qui parvient à trouer la canopée est encore réduite par l’eau teintée de tanins .Le courant y est très faible. Pendant la saison des pluies, toute la région est inondée, ce qui procure des territoires immense pour la reproduction. Ils chasseraient souvent dans la partie inférieure des îles flottantes formées de débris.

Comportement : Le comportement des Cichlidés étant souvent intéressant, P. sp dos rouge ne déroge pas à la règle, une hiérarchie s’établit dans le groupe avec ses dominants et ses dominés. Ce phénomène est amplifié par le confinement. Il suffit d’ajouter un nouveau poisson pour que cette hiérarchie soit remise en question. Il ne faut jamais garder ces poissons en groupe de moins de six spécimens, car leur agressivité est répartie sur un plus grand nombre et il n’y a plus de bouc émissaire. Les variations de couleurs et d’attitude sont variées, mais pas toujours facile à interpréter.
Ces poissons s’effrayent très facilement. Poisson vraiment intéressant dont l'évolution est particulièrement attrayante parce que changeante quasiment au quotidien, et sont vraiment de purs cichlidés.

Cohabitations : Choisissons des espèces calmes nécessitant les mêmes conditions de maintenance et ne dépareillant pas avec la prestance des Pterophylum.Citons parmi d’autres :Microgeophagus ramirezi, Hemigrammus rhodostomus, Mesonauta fetivus, Hypancistrus, Biotodoma, Nannostomus etc…Personnellement ,je les maintiens avec des Cheirodon axelrodi qui proviennent de la même région et qui contrastent admirablement par la forme et la couleur avec les P. sp dos rouge .Ils ont en plus l’avantage de se nourrir des particules fines délaissées par les gros poissons. Je n’ai pas eu a subir de prédation jusqu’à présent, mais il faut néanmoins veiller a ce que les « cardinalis » ne soient pas trop petits et qu’ils aient été élevés ensemble depuis le début. Il est amusant de constater que malgré leurs agilité, les « cardinalis » évitent prudemment les Dos rouge.

Dimorphisme et reproduction : Comme tous les Pterophyllum l'espèce à dos rouge n'a pas de dimorphisme sexuel mise à part en période de reproduction où l'on peut apercevoir les papilles génitales.

La reproduction de P. sp. dos rouge est identique à celle de P. Scalare, par contre étant une espèce 100% naturelle elle nécessite des paramètres plus spécifiques (cf au début de l'article).

Fiche réalisée par Eric animateur du forum du cercle aquariophile jurassien